domingo, 27 de abril de 2008

Você sabe com quem está falando?

"Quantos guardas de trânsito, quantos policiais, quantos fiscais, quantos funcionários de repartição pública, quantos empregados de hotéis, lojas, aeroportos, cinemas, quantos cidadãos comuns, já não ouviram esta frase dita por quem se considera socialmente superior pela riqueza, pelo poder, pela educação, pelo status, pela cor da pele, pelos laços familiares, ou por simples presunção e arrogância? Com o ‘você sabe’ o superior tenta impor sua vontade reafirmando a hierarquia social à margem e por cima da lei. Ele está fora e à margem da lei, mas está acima dela. É sintomático da cultura da desigualdade que ele não seja considerado marginal como os que estão por fora e à margem da lei, mas por baixo dela. O marginal de cima é ‘doutor’, o marginal de baixo é bandido. Entre os dois marginais, labuta a multidão dos sofridos cidadãos sujeitos aos rigores da lei. No caso do ‘você sabe’, se o inferior atrevido insiste na aplicação da lei, pode ser punido por desacato à autoridade".

José Murilo de Carvalho - Pontos e Bordados (Editora UFMG)

sexta-feira, 25 de abril de 2008

Lacuna

"O meu fim evidente era atar as duas pontas da vida, e restaurar na velhice a adolescência. Pois, senhor, não consegui recompor o que foi nem o que fui. Em tudo, se o rosto é igual, a fisionomia é diferente. Se só me faltassem os outros, vá, um homem consola-se mais ou menos das pessoas que perde; mas falto eu mesmo, e esta lacuna é tudo."

Dom Casmurro (Machado de Assis)

Resíduo

Pois de tudo fica um pouco.
Fica um pouco de teu queixo

no queixo de tua filha.

De teu áspero silêncio

um pouco ficou, um pouco

nos muros zangados,

nas folhas, mudas, que sobem.

Ficou um pouco de tudo
no pires de porcelana,
dragão partido, flor branca,
ficou um pouco
de ruga na vossa testa,

retrato.

(...) E de tudo fica um pouco.
Oh abre os vidros de loção
e abafa

o insuportável mau cheiro da memória.

Carlos Drummond de Andrade

sexta-feira, 18 de abril de 2008

Robinson Crusoe

“...I went to work, and with the carpenter’s saw I cut a spare topmast into three lenghts and added them to my raft, with a great deal of labour and pains; but the hope of furnishing myself with necessaries encouraged me to go beyond what I should have been able to have done upon another occasion.”

Las Madres de la Plaza de Mayo

Aujourd’hui je suis allé voir Las Madres de la Plaza de Mayo, qui sont venues à BH invitées par le groupe Tortura nunca mais, duquel fait partie ma collègue Heloísa Greco. Il faut avouer que j’ai presque pleuré en écoutant ces mères, qui depuis plus de 20 ans luttent pour savoir ce qui s’est passé avec leurs fils disparus, certainement morts par le régime militaire. En Argentine, elles ont fondé une organisation dont le symbole est le pañuelo qu’elles mettent à la tête. Aujourd’hui, ces braves mères luttent pour la justice sociale, pour les droits de l’homme, pour une vie plus digne à tous les pauvres du monde. Elles ont décidé de prendre les valeurs pour lesquels luttaient leurs fils comme leurs valeurs à elles, et elles voyagent partout pour essayer de montrer aux jeunes d’aujourd’hui que la lutte n’est pas encore finie.
Belo Horizonte, le 31 août, 1999

quarta-feira, 19 de março de 2008

Experiência fantástica

Decolar do Aeroporto Santos Dumont, no Rio de Janeiro

domingo, 13 de janeiro de 2008

Volta para casa


Finalmente tinha chegado o dia da tão esperada “volta para casa”. Nunca vou me esquecer desta cena: a imagem turva da cidade através da janela do avião, embaçada pelas lágrimas que não paravam de cair, e logo o grande oceano à frente, à minha espera, para a longa travessia. Ó Lisboa! Como te conheço! Como te sofri! Como te amo! Como te odeio! Com suas ruas e colinas cheias de história e encanto! Com seus sons, seus cheiros, sua dor... Como te senti!

sexta-feira, 11 de janeiro de 2008

Pourquoi je ne suis pas normal?

Il faut construire quelque chose avant de mourrir. Nous vivons dans une société qui valorise beaucoup l’argent, les choses qu’on possède, c’est-à-dire les voitures, les maisons, les fermes, les bijoux, les vêtements, etc. La philosophie de cette société c’est qu’on vaut ce qu’on a. Donc, je ne suis rien, parce que je n’ai rien. J’ai quelques livres, bien sûr. Pourtant, ça ne vaut rien dans une société comme la nôtre. J’ai envie de partir. Tout le monde ici veut savoir ce que je fais, pourquoi je n’ai pas d’argent, etc. À Pará de Minas surtout, les gens ne savent pas comprendre la situation dans laquelle je me trouve. Je suis un jeune qui ne termine jamais ses études et qui n’a pas d’argent pour se marier, pendant que d’autres jeunes en ont beaucoup plus que moi et ont dejà terminé les études il y a longtemps. Pourquoi je ne suis pas normal? C’est pour ça que je veux partir d’ici avec Maisa. Peut-être on pourrait aller vivre au Portugal. Ça serait merveilleux. J’espère qu’au Portugal il y aura Friends. Aujourd’hui j’ai vu le troisième épisode des nouveaux et je crois que je commence à m’habituer avec Chandler. Il a beaucoup changé depuis le dernier épisode, mais ça va. Les autres sont les mêmes. Tant mieux.

Belo Horizonte,
le 13 novembre, 2000

Heloísa Bizoca

Hier, quand j’étais chez Heloísa, une femme est arrivée. Elle voulait parler sur la lutte contre la torture pendant la dictature militaire au Brésil et sur les droits humains en général, ce qui nous a empêché de continuer notre traduction. Elle est en train d’écrire une thèse de doctorat sur ce sujet et en visitant Heloísa, elle cherchait à obtenir quelques contacts à Belo Horizonte. Pendant qu’elles se parlaient, je me promenait dans la petite bibliothèque d'Heloísa. Je ne me sens jamais fatigué quand je regarde les livres. J’adore les toucher, les feuilleter, sentir avec mes doigts leurs textures, en lire quelques paragraphes et m’amuser en m’imaginant un écrivain très connu, très riche. Un jour je vais écrire un roman; une histoire de mystère, a gripping one; et mon rêve, après l’avoir écrit, c’est d’abord de le publier chez quelque editeur. Quelquefois je m’imagine au Bouillon de culture, en train de partager mes opinions sur la littérature policière [les romans noirs] avec Bernard Pivot et d’autres écrivains. Je rêve; j’adore rêver. Mais les livres que j’ai vu dans la bibliothèque d’Heloísa sont plutôt marxistes. À côté de Marx, on y trouve Lenine, Rosa Luxemburgo, Trotsky, Christopher Hill, Hobsbawm et beaucoup d’autres. Ces livres et les idées de ses auteurs sont la passion d’Heloísa, une militante qui croit encore à la lutte de classes. Elle est fantastique, Heloísa. Je l’aime fort; je me sens très bien près d’elle. J’adore aussi son café, sa petite maison — très simple mais très acueillante —, ses livres, ses idées sur la vie, sur la politique, sur les besoins du Brésil, sur les hommes; j’admire beaucoup son radicalisme, sa volonté de lutter pour des choses qui n'ont rien à voir avec le succès personnel et l’argent. Aujourd’hui, la plupart des jeunes veulent le succès, n’ayant aucun intérêt au sort des autres. C’est honteux, mais c’est la réalité.

Belo Horizonte, le 21 juillet, 2000

Amor

“Huberto Naranjo llevaba largo tiempo sin mujer. Más tarde supe que esa privación de afecto y de sexo era para él lo más difícil de sobrellevar en la montaña. En cada visita a la ciudad corría al primer prostíbulo que surgiera a su paso y durante unos instantes, siempre demasiado breves, se hundía en el marasmo abismante de una sensualidad urgente, rabiosa y finalmente triste, que apenas aliviaba el hambre acumulada sin darle en realidad ninguna dicha. Cuando podía ofrecerse el lujo de pensar en sí mismo, lo agobiaba el anhelo de tener en los brazos a una muchacha que fuera sólo suya, de poseerla por completo, de que ella lo esperara, lo deseara y le fuera fiel.”

Eva Luna

Love


“There will remain, here in my journal, the things Henry has said. I receive them like gifts of jewels, incense, and perfumes. Henry’s words fall, and I catch them with such care that I forget to talk. I am the slave fanning him with peacock feathers. He talks about God, Dostoevsky, and the finesse of Fred’s writing. He draws a distinction between that finesse and his own dramatic, sensational, potent writing. He can say with humility, ‘Fred has a finesse which I lack, erudition, the quality of an Anatole France.’ And I say, ‘But don’t you see, he lacks the passion, just as France lacked it. It is what you have!’ At the thought of this, as we walk along a boulevard, I want to kiss the man whose passion rushes like lava through a chill intellectual world. I want to give up my life, my home, my security, my writing, to live with him, to work for him, to be a prostitute for him, anything, even to be fatally hurt by him.”

Anaïs Nin [1903-1977]

I did what I loved

When I was a child, I wasn’t concerned about anything. I only played and was very happy. I liked studying, but my best memories are on playing with my cousin at my father’s farm. I had a rustic life. I grew-up among cows, horses and pigs, and it was great. We used to wake-up earlier than the rest of the family to see the sun-rises and to begin doing lots of things. One of the most extraordinary things we used to do was to build up little tents with dry grass and wood. It was fantastic because we considered those rustic buildings our own homes. We used to go fishing too. Fishing was like a battle. The best fisher would take the bigger fish, and during those moments it was impossible for us to see time passing. When I was thirteen, my life began to change. I continued to be a child, I really loved playing, but at that moment, I became more serious. I used to read a lot. I loved reading detective stories and imagining that I was a Sherlock Holmes or a Hercule Poirot and that I could solve any mysteries. In my class, the girls began to think they were already women and it was strange because my comrades and I still had a child soul. I didn’t know what to do and the common problems of a teenager began. I was worried about the society's opinion on me, that I had to go out with my friends and to pretend to be grown-up, what I really wasn’t. Instead, I sank in my books and in its imaginary world. I only began to go to parties and to act like an adult when I felt that I was ready to. However, it was impossible for me to avoid people's looks. They thought I wasn’t normal. Today, I laugh when I think about what happened to me. I was so stupid! But I was happy, I had a healthy childhood and when I was a teenager, I did what I loved.


Belo Horizonte, september 1999


quinta-feira, 10 de janeiro de 2008

Ponto



Vídeo muito interessante!

terça-feira, 8 de janeiro de 2008

Tristeza

Sinto hoje a alma cheia de tristeza!

Um sino dobra em mim Ave-Maria!

Lá fora, a chuva, brancas mãos esguias,

Faz na vidraça rendas de Veneza...

O vento desgrenhado chora e reza

Por alma dos que estão nas agonias!

E flocos de neve, aves brancas, frias,

Batem as asas pela Natureza ...

Chuva ... tenho tristeza! Mas porquê?!

Vento ... tenho saudades! Mas de quê?!

Ó neve que destino triste o nosso!

Ó chuva! Ó vento! Ó neve! Que tortura!

Gritem ao mundo inteiro esta amargura,

Digam isto que sinto que eu não posso!!...


Florbela Espanca [1894-1930]

Sem remédio

Aqueles que me têm muito amor

Não sabem o que sinto e o que sou ...

Não sabem que passou, um dia, a Dor

À minha porta e, nesse dia, entrou.

E é desde então que eu sinto este pavor,

Este frio que anda em mim, e que gelou

O que de bom me deu Nosso Senhor!

Se eu nem sei por onde ando e onde vou!!

Sinto os passos da Dor, essa cadência

Que é já tortura infinda, que é demência!

Que é já vontade doida de gritar!

E é sempre a mesma mágoa, o mesmo tédio,

A mesma angústia funda, sem remédio,

Andando atrás de mim, sem me largar!


Florbela Espanca [1894-1930]

Angústia

Tortura do pensar! Triste lamento!

Quem nos dera calar a tua voz!

Quem nos dera cá dentro, muito a sós,

Estrangular a hidra num momento!

E não se quer pensar! ... e o pensamento

Sempre a morder-nos bem, dentro de nós ...

Querer apagar no céu – ó sonho atroz! –

O brilho duma estrela, com o vento! ...

E não se apaga, não ... nada se apaga!

Vem sempre rastejando como a vaga ...

Vem sempre perguntando: “O que te resta? ...”

Ah! não ser mais que o vago, o infinito!

Ser pedaço de gelo, ser granito,

Ser rugido de tigre na floresta!


Florbela Espanca [1894-1930]


domingo, 6 de janeiro de 2008

Le temps retrouvé

Hier j’ai vu pour la deuxième fois le film Le temps retrouvé, d’après l’oeuvre de Marcel Proust. C’est un film sur la mémoire de l’écrivain, et pour cela l’histoire n’a pas de chronologie. Proust est dans sa chambre et il se trouve mourrant. Avec l’aide de quelques photos il essaie de parcourir les chemins de sa mémoire, où il trouvera des fantômes, des gens qui ont fait partie de sa vie dans la France du XIXe siècle. Il lui est impossible de suivre un fil conducteur depuis le début jusqu’à la fin, ou le contraire. Les chemins de la mémoire sont pleins de trous et les souvenirs ne suivent pas une règle pour s’éveiller. Les photos, les bruits, les sensations les plus diverses permettent à Proust de se rapeller de quelque situation, de quelqu’un ou de quelque chose. Le Proust mourrant, sur son lit, en regardant une photo de Gilberte, un ancien amour, se souvient du jeune Proust, qui à son tour, assis dans une bibliothèque, se souvient du Proust enfant. Tous les trois se croisent pendant tout le film, mais ils n’arrivent pas à parcourir une route qui pourrait les conduire jusqu’à un point de rencontre où ils se fondraient. Le passé est fragmenté et l’histoire de notre vie n’est qu’un grand bouillon de souvenirs melangés dans une espèce de liquide noir qui rend la formation d’un dessein complet et harmonieux impossible. Ce liquide est toujours en mouvement, et il représente le mouvement de notre mémoire, qui au fur et à mesure que les années passent, devient plus turbulent, plus agité. Au moment de la mort, quand il n’y aura plus rien pour éviter ce malheureux destin que quelque force supérieur nous a imposé, en nous donnant la vie, la tempête va peut-être se calmer. C’est l’heure d’essayer de retrouver le temps, de former des images plus claires, plus complètes sur nôtre passé. Les images viennent, mais c’est dans un grand désordre qu’elles font leur éveil, le mourrant n’arrivant pas à les mettre dans un quadre chronologique complèt. Enfin, il se rend compte que malgré le peu de temps qu’il a passé sur la terre, il n’est pas capable de tout voir. La fin s’approche et rien au monde va éviter la chute final, la grande défaite de la mort.

Belo Horizonte, le 24 août, 1999

Cena do chuveiro



Um banho de chuveiro num motel de beira de estrada. Somente a mão de um gênio poderia transformar um gesto tão banal em sinônimo de medo, suspense, terror, mistério e agonia. Alfred Hitchcock, o mestre do suspense, conseguiu. A cena do assassinato da personagem interpretada por Janet Leigh em “Psicose” [1960] já foi escolhida por críticos franceses como “a mais memorável” da história do cinema. Filmada em setenta ângulos diferentes durante sete dias, a seqüência do chuveiro dura apenas quarenta e cinco segundos, mas já rendeu quatro décadas de fama a Janet Leigh, uma atriz de sorte que parece estar sempre no filme certo na hora certa.

quinta-feira, 3 de janeiro de 2008

The Psychoed

As I was going up the stair,
I met a man who was not there,
he wasn’t there again today,
I wish that man would go away.

Hughes Mearns (1875-1965), «The Psychoed»

Halfway down the stairs

Halfway down the stairs
Is a stair where I sit:
There isn’t any other stair quite like it.
I’m not at the bottom,
I’m not at the top:
So this is the stair where I always stop.
Halfway up the stairs
Isn’t up, and isn’t down.
It isn’t in the nursery, it isn’t in the town:
And all sorts of funny thoughts
Run round my head:
«It isn’t really anywhere! It’s somewhere else instead!»

Alan Alexander Milne (1882-1956)

domingo, 23 de dezembro de 2007

Grandes filmes

A excêntrica família de Antônia (1995, de Marllen Gorris)
O sétimo selo (1957, de Ingmar Bergman)
Fanny e Alexander (1982, de Ingmar Bergman)
A insustentável leveza do ser
Tudo sobre minha mãe (de Pedro Almodóvar)
Fale com ela (de Pedro Almodóvar)
Má educação (de Pedro Almodóvar)
Volver (Voltar, de Pedro Almodóvar)
Matrix
Beleza Americana
Alta Fidelidade (de Stephen Frears)
The Doors (de Oliver Stone)
Noivo neurótico, noiva nervosa (1977, de Woody Allen)
Igual a tudo na vida (de Woody Allen)
Hannah e suas irmãs (1987, de Woody Allen)
Match Point (de Woody Allen)
Janela Indiscreta (1954, de Alfred Hitchcock)
Um corpo que cai (1958, de Alfred Hitchcock)
Disque M para matar (1953, de Alfred Hitchcock)
A Festa de Babette
Cidade de Deus
A Queda - as últimas horas de Hitler
Oito mulheres
A janela da frente
A vida de David Gale (de Alan Parker)
Batismo de sangue
Testemunha de Acusação (1957)
Morte no Nilo (1978)

Alguns livros que me marcaram


Literatura Brasileira

Vastas emoções e pensamentos imperfeitos (Rubem Fonseca)

Bufo & Spallanzani (Rubem Fonseca)

Romance Negro (Rubem Fonseca)

Feliz Ano Novo (Rubem Fonseca)

Encontro Marcado (Fernando Sabino)

Coiote (Roberto Freire)

O Sorriso do Lagarto (João Ubaldo Ribeiro)

O Retrato do Rei (Ana Miranda)

Chatô, o rei do Brasil (Fernando Morais)

Olga (Fernando Morais)


Literatura estrangeira (traduções)

As Brumas de Avalon – 4 v. (Marion Zimmer Bradley)

Cem anos de solidão (Gabriel García Márquez)

A Náusea (Jean Paul Sartre)

A Idade da Razão (Jean Paul Sartre)

Morte na praia (Agatha Christie)

O caso dos dez negrinhos (Agatha Christie)

Os cinco porquinhos (Agatha Christie)

Uma Certa Justiça (P. D. James)

O Exorcista (Willian Peter Blaty)

O Grande Gatsby (F. S. Fitzgerald)



Literatura especializada (Ciências Humanas)

Os Bestializados: o Rio de Janeiro e a República que não foi (José Murilo de Carvalho)

Desenvolvimiento de la ciudadanía en Brasil (José Murilo de Carvalho)

O queijo e os vermes (Carlo Ginzburg)

Raízes do Brasil (Sérgio Buarque de Holanda)

Casa Grande & Senzala (Gilberto Freyre)

Formação do Brasil contemporâneo (Caio Prado Jr.)

O espelho de Próspero (Richard Morse)

O Grande Massacre de gatos e outros episódios da história cultural francesa (Robert Darnton)

O Príncipe (N. Maquiavel)

Guerreiros e camponeses (Georges Duby)


Literatura infanto-juvenil

A Mina de Ouro (Maria José Dupré)

A Ilha Perdida (Maria José Dupré)

O Escaravelho do diabo (Lúcia Machado de Almeida)

A Morte tem sete herdeiros (Stella Carr e Ganymèdes José)

O Mistério do cinco estrelas (Marcos Rey)

Sozinha no mundo (Marcos Rey)

Um cadáver ouve rádio (Marcos Rey)

O enigma do autódromo de Interlagos (Stella Carr)

Estranhas luzes no bosque (Stella Carr)

O segredo do Museu Imperial (Stella Carr)


Literatura estrangeira (originais)

El amor en los tiempos del cólera (Gabriel García Marquez)

Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas)

Le comte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas)

La Reine Margot (Alexandre Dumas)

La casa de los espíritus (Isabel Allende)

La vida exagerada de Martín Romaña (Alfredo Brice Echenique)

Unnatural Causes (P. D. James)

Death of an expert witness (P. D. James)

Gulliver’s travels (Jonathan Swift)

Simisola (Ruth Rendell)

segunda-feira, 17 de dezembro de 2007

Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."

Charles Baudelaire [1821-1867]


domingo, 16 de dezembro de 2007

Passeio Socrático

Ao visitar em agosto a admirável obra social de Carlinhos Brown, no Candeal, em Salvador, ouvi-o contar que na infância, vivida ali na pobreza, ele não conheceu a fome. Havia sempre um pouco de farinha, feijão, frutas e hortaliças. "Quem trouxe a fome foi a geladeira", disse. O eletrodoméstico impôs à família a necessidade do supérfluo: refrigerantes, sorvetes etc. A economia de mercado, centrada no lucro e não nos direitos da população nos submete ao consumo de símbolos.

O valor simbólico da mercadoria figura acima de sua utilidade. Assim, a fome a que se refere Carlinhos Brown é inelutavelmente insaciável. [...]

Marx já havia se dado conta do peso da geladeira. Nos "Manuscritos econômicos e filosóficos" (1844), ele constata que "o valor que cada um possui aos olhos do outro é o valor de seus respectivos bens. Portanto, em si o homem não tem valor para nós." O capitalismo de tal modo desumaniza que já não somos apenas consumidores, somos também consumidos. As mercadorias que me revestem e os bens simbólicos que me cercam é que determinam meu valor social. Desprovido ou despojado deles, perco o valor, condenado ao mundo ignaro da pobreza e à cultura da exclusão. [...]

Somos consumidos pelas mercadorias na medida em que essa cultura neoliberal nos faz acreditar que delas emana uma energia que nos cobre como uma bendita unção, a de que pertencemos ao mundo dos eleitos, dos ricos, do poder. Pois a avassaladora indústria do consumismo imprime aos objetos uma aura, um espírito, que nos transfigura quando neles tocamos. E se somos privados desse privilégio, o sentimento de exclusão causa frustração, depressão, infelicidade.

Não importa que a pessoa seja imbecil. Revestida de objetos cobiçados, é alçada ao altar dos incensados pela inveja alheia. Ela se torna também objeto, confundida com seus apetrechos e tudo mais que carrega nela, mas não é ela: bens, cifrões, cargos etc. [...]

Vou com freqüência a livrarias de shoppings. Ao passar diante das lojas e contemplar os veneráveis objetos de consumo, vendedores se acercam indagando se necessito algo. "Não, obrigado. Estou apenas fazendo um passeio socrático, respondo. Olham-me intrigados. Então explico: Sócrates era um filósofo grego que viveu séculos antes de Cristo. Também gostava de passear pelas ruas comerciais de Atenas. E, assediado por vendedores como vocês, respondia: “Estou apenas observando quanta coisa existe de que não preciso para ser feliz.”

Frei Beto

segunda-feira, 10 de dezembro de 2007

J'accuse

Um dos mais ruidosos casos de erro judicial da história moderna da França envolveu Alfred Dreyfus (1859-1935), capitão do estado-maior geral do exército francês, numa acusação de espionagem em favor da Alemanha, por terem sido encontrados documentos com a sua caligrafia falsificada junto ao adido militar alemão em Paris. Foi, por isso, condenado à prisão perpétua na ilha do Diabo, na costa da Guiana Francesa. Em 1898, foram descobertas evidências de sua inocência e da culpa do major francês Esterhazy, espia alemão. Mas o segundo julgamento manteve o resultado do primeiro, provocando a indignação do escritor Émile Zola [foto acima] (1840-1902) que escreveu uma carta aberta ao presidente da França intitulada J’Accuse para denunciar a farsa. O escândalo dividiu a opinião pública entre dreyfusards (a esquerda progressista) e anti–dreyfusards (a direita conservadora), e surgiram fortes ataques anti–semitas por parte da direita, e anti–clericais, à esquerda — por ser Dreyfus judeu e a Igreja ligada ao Estado. Os debates arrastaram–se por mais oito anos, até o capitão ser totalmente inocentado, em 1906, tendo os jornais aproveitado do fato para fazer sensacionalismo.
A seguir segue o trecho final da carta aberta endereçada ao presidente da França, escrita pelo autor de
Germinal, Émile Zola, em 1898. Se os escritores e intelectuais brasileiros tivessem a mesma coragem [o que não é o caso], teríamos, nos jornais do Brasil, dez J'accuse por dia:

[...] J'accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d'avoir ensuite défendu son oeuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.

J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle.

J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l'état-major compromis.

J'accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s'être rendus complices du même crime, l'un sans doute par passion cléricale, l'autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l'arche sainte, inattaquable.

J'accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d'avoir fait une enquête scélérate, j'entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.

J'accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d'avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu'un examen médical ne les déclare atteints d'une maladie de la vue et du jugement.

J'accuse les bureaux de la guerre d'avoir mené dans la presse, particulièrement dans l'Éclair et dans L'Echo de Paris, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et couvrir leur faute.

J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable.

En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose.

Quant aux gens que j'accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice.

Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on ose donc me traduire en cour d'assises et que l'enquête ait lieu au grand jour ! J'attends.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l'assurance de mon profond respect.

Émile Zola, 13 janvier 1898

quarta-feira, 14 de novembro de 2007

Que mal fiz eu aos deuses todos?


Não: Não quero nada.
Já disse que não quero nada.

Não me venham com conclusões!
A única conclusão é morrer.

Não me tragam estéticas!
Não me falem em moral!
Tirem-me daqui a metafísica!
Não me apregoem sistemas completos, não me enfileirem conquistas
Das ciências (das ciências, Deus meu, das ciências!) —
Das ciências, das artes, da civilização moderna!

Que mal fiz eu aos deuses todos?

Se têm a verdade, guardem-na!

Sou um técnico, mas tenho técnica só dentro da técnica.
Fora disso sou doido, com todo o direito a sê-lo.
Com todo o direito a sê-lo, ouviram?

Não me macem, por amor de Deus!

Queriam-me casado, fútil, quotidiano e tributável?
Queriam-me o contrário disto, o contrário de qualquer coisa?
Se eu fosse outra pessoa, fazia-lhes, a todos, a vontade.
Assim, como sou, tenham paciência!
Vão para o diabo sem mim,
Ou deixem-me ir sozinho para o diabo!
Para que havemos de ir juntos?

Não me peguem no braço!
Não gosto que me peguem no braço. Quero ser sozinho.
Já disse que sou sozinho!
Ah, que maçada quererem que eu seja da companhia!

Ó céu azul — o mesmo da minha infância —
Eterna verdade vazia e perfeita!
Ó macio Tejo ancestral e mudo,
Pequena verdade onde o céu se reflete!
Ó mágoa revisitada, Lisboa de outrora de hoje!
Nada me dais, nada me tirais, nada sois que eu me sinta.

Deixem-me em paz! Não tardo, que eu nunca tardo...
E enquanto tarda o Abismo e o Silêncio quero estar sozinho!

Fernando Pessoa

sábado, 10 de novembro de 2007

Lisboa

Digo:
"Lisboa"
Quando atravesso - vinda do sul - o rio
E a cidade a que chego abre-se como se do meu nome nascesse
Abre-se e ergue-se em sua extensão nocturna
Em seu longo luzir de azul e rio
Em seu corpo amontoado de colinas -
Vejo-a melhor porque a digo
Tudo se mostra melhor porque digo
Tudo mostra melhor o seu estar e a sua carência
Porque digo
Lisboa com seu nome de ser e de não-ser
Com seus meandros de espanto insónia e lata
E seu secreto rebrilhar de coisa de teatro
Seu conivente sorrir de intriga e máscara
Enquanto o largo mar a Ocidente se dilata
Lisboa oscilando como uma grande barca
Lisboa cruelmente construída ao longo da sua própria ausência
Digo o nome da cidade
- Digo para ver

Sophia de Mello Breyner Andresen

O CAPTAIN! MY CAPTAIN!

O Captain! my Captain! our fearful trip is done;
The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring:
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up--for you the flag is flung--for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon'd wreaths--for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head;
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.

My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip, the victor ship, comes in with object won;
Exult, O shores, and ring, O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

Walt Whitman [1819-1892]

Essa cova em que estás...

- Essa cova em que estás,

com palmos medida,
é a cota menor
que tiraste em vida.
— É de bom tamanho,
nem largo nem fundo,
é a parte que te cabe
deste latifúndio.
— Não é cova grande,
é cova medida,
é a terra que querias
ver dividida.
— É uma cova grande
para teu pouco defunto,
mas estarás mais ancho
que estavas no mundo.
— É uma cova grande
para teu defunto parco,
porém mais que no mundo
te sentirás largo.
— É uma cova grande
para tua carne pouca,
mas a terra dada
não se abre a boca.

— Viverás, e para sempre,
na terra que aqui aforas:
e terás enfim tua roça.
— Aí ficarás para sempre,
livre do sol e da chuva,
criando tuas saúvas.
— Agora trabalharás
só para ti, não a meias,
como antes em terra alheia.
— Trabalharás uma terra
da qual, além de senhor,
serás homem de eito e trator.
— Trabalhando nessa terra,
tu sozinho tudo empreitas:
serás semente, adubo, colheita.
— Trabalharás numa terra
que também te abriga e te veste:
embora com o brim do Nordeste.
— Será de terra tua derradeira camisa:
te veste, como nunca em vida.
— Será
de terra e tua melhor camisa:
te veste e ninguém cobiça.
— Terás de terra
completo agora o teu fato:
e pela primeira vez, sapato.
— Como és homem,
a terra te dará chapéu:
fosses mulher, xale ou véu.
— Tua roupa melhor
será de terra e não de fazenda:
não se rasga nem se remenda.
— Tua roupa melhor
e te ficará bem cingida:
como roupa feita à medida.

domingo, 28 de outubro de 2007

Entrevista com Clarice Lispector

Em 1977, poucos meses antes de morrer, a escritora Clarice Lispector concedeu uma entrevista ao jornalista Júlio Lerner, da TV Cultura. Na minha opinião, essa entrevista é uma das maiores preciosidades da TV. Durou menos de 30 minutos, mas representa muito para a história da literatura brasileira. Abaixo segue um relato do Júlio Lerner, descrevendo os momentos anteriores à entrevista e mesmo algumas cenas que marcaram o durante e o logo depois (muito legal!). A seguir, coloquei alguns trechos da entrevista, que eu transcrevi direto do Youtube. Ali (no Youtube) vocês vão encontrar a entrevista na íntegra, e quem for ver, preste bastante atenção: o mais interessante é escutar a voz dela e ver o seu rosto enquanto ela fala. O seu olhar, os seus gestos, às vezes dizem muito mais do que as palavras.

Relato de Júlio Lerner:

De minha sala na redação de "Panorama" até o saguão dos estúdios tenho de percorrer cerca de 150 metros. Estou tão aturdido com a possibilidade de entrevistá-la que mal consigo me organizar naquela curta caminhada... Talvez falar sobre A Paixão Segundo G.H... Ou quem sabe A Maçã no Escuro e Perto do Coração Selvagem... Vou recordando o que Clarice escreveu. Será que li tudo? Em apenas cinco minutos consegui um estúdio e uma equipe fora dos horários normais para entrevistá-la. São quatro e quinze da tarde e disponho apenas de meia hora... Às cinco entra ao vivo o programa infantil e quinze minutos antes terei de desocupar o estúdio B... Estou correndo e antes mesmo de vê-la, a pressão do tempo começa a me massacrar. Não terei condições de preparar nada antes, nem mesmo conversar um pouco. Não poderei sequer tentar criar um clima adequado para a entrevista... Eu odeio a TV brasileira!... Só meia hora para ouvir Clarice... O pessoal da técnica foi novamente generoso e se empenhou para conseguir essa brecha... Olho o relógio, não consigo me organizar, estou correndo, olho novamente o relógio, estou desconcentrado, atinjo o saguão dos estúdios e já a vejo ali, dez metros adiante, Clarice de pé ao lado de uma amiga, perdida no meio de um grande alvoroço...
Paro diante dela, estou um pouco ofegante, estendo-lhe a mão e sou atravessado pelo olhar mais desprotegido que um ser humano pode lançar a um seu semelhante... Ela é frágil, ela é tímida, e eu não tenho condições para lhe explicar que o problema do tempo elevou meus níveis de ansiedade. Clarice me apresenta Olga Borelli (ela não sabe que eu sei, sua melhor amiga), entramos e a conduzo ao centro do pequeno estúdio. Peço para que ela sente numa poltrona de couro de tonalidade café-com-leite. Clarice segura apenas um maço de Hollywood e uma caixa de fósforos, providencio um cinzeiro, os refletores malditos são ligados, Clarice me olha, o setor técnico envia pelos alto-falantes o agudo sinal de mil ciclos, o olhar de Clarice me interroga, só disponho de uma única câmera, o olhar de Clarice suplica, Olga se ajeita numa lateral escurecida, e fica encolhida e calada, o calor está ficando insuportável e o ar condicionado não funciona, está quebrado, chega o aviso que em um minuto o VT já estará ajustado, são quatro e vinte, Clarice tenta me dizer alguma coisa mas não falo com ela, preocupado em ajustar uma questão de iluminação, o hálito da fornalha já nos atinge a todos, devemos ter agora no estúdio uns 50 ou 60 graus, maldita TV, bendita TV do Terceiro Mundo que me possibilita estar agora frente a frente a ela, Clarice me olha, medrosa, assustada e seu olhar me pede para que eu a tranqüilize...
-"Ok, Juliooooo... tudo pronto", a voz metálica vem da caixa dos alto-falantes. Peço a toda a equipe para sair, cabo-man, iluminador, assistente de estúdio, agradeço, Clarice percebe que caiu numa arapuca e já não há como voltar atrás, peço silêncio total e depois de uns dez segundos ecoa um "gravandooooo"...
Silêncio.
Olga e Miriam na parte escura de um dos lados, Moacir escondido atrás da câmera, eu que me posiciono ao lado da câmera para não aparecer, a fim de que o público não descubra minha impiedosa cara-de-pau e ... Clarice. Solitária, no centro do estúdio... Não conversamos antes e disponho apenas de 23 minutos... Estou completamente desconcentrado, fico um longo minuto em silêncio fitando Clarice, estou oco, vazio, não sei o que dizer... Clarice me olha, curiosa mas vigilante, defendida... Sou o senhor do castelo e - prepotente - guardo comigo a chave desta prisão... Ninguém pode entrar ou sair sem meu expresso consentimento. Todos devem se submeter à minha autoritária vontade.
Não sabes, Clarice... Te conheci agora, porém te conheço há muito tempo... Te amo, te respeito e no entanto agora começo a te invadir. A fornalha arde, meu coração dispara, minha boca está seca e debaixo destes tirânicos mil sóis sou o maior dos tiranos. Começa a entrevista [...]
A entrevista avança. Seus olhos azuis-oceânicos revelam solidão e tristeza. Quero mergulhar, por vezes consigo... Clarice agora está encapotada, ela se deixa agarrar mas logo escapa e volta, e me pega, e me sugere o longe e o não-dizível, depois se cala... E quando nada mais espero, ela volta a falar... Faço uma anti-entrevista, pausas, silêncios, Clarice agora está fugindo para uma galáxia inabitada e inatingível, mas volta em seguida e, tolerante, suporta toda a minha limitação.
Acho que ela vai se levantar a qualquer instante e me dizer: "Chega!". Clarice pressente que por trás de meu sorriso aparentemente compreensivo e de minha fala suave esconde-se um ser diabólico autodenominado "repórter" e que quer possuir sua intimidade. Seu corpo exprime receios, ela me afasta, mas de novo me atrai, suas pernas se cruzam e se descruzam sem parar e telegrafam que de repente ela poderá se levantar e partir.
Avanço, invado, penetro, novamente invado e estrategicamente recuo, mais uma vez penetro. E minha tola vaidade de macho sopra ao pé do ouvido para que eu vá em frente, prossiga.
Estou dividido mas prossigo, mandam um sinal que tenho só cinco minutos... Agora quatro... Três... Sou oportunista descarado... Faltam dezessete para as cinco... Sinto que não a verei nunca mais, estou emocionado, mais duas ou três perguntas e a entrevista se encerra com Clarice dizendo: "... bom, agora eu morri... Mas vamos ver se eu renasço de novo. Por enquanto estou morta. Estou falando do meu túmulo..."
Silêncio pesado no estúdio B. Um longo, e triste, e terrível silêncio.
A premonição.
Está encerrada a entrevista.
Clarice se levanta, nada digo, ajudo-a a tirar o microfone de lapela.
Silêncio milenar no estúdio.
Miriam, a estagiária, chora baixinho, Olga está calada, Clarice e eu nos olhamos no fundo dos olhos...


Trechos da entrevista:

- A sua produção ocorre com freqüência?

- Tenho períodos de produzir intensamente e, tem períodos hiatos, em que a vida fica intolerável...

- Esses hiatos são longos?

- Depende. Podem ser longos, e eu vegeto nesses períodos, ou então, para me salvar, eu me lanço logo numa outra coisa, como por exemplo, acabei a novela, estou meio oca, então estou fazendo uma história para criança.

- É mais difícil você se comunicar com o adulto ou com a criança?

- Quando eu me comunico com criança é fácil, porque sou muito maternal. Quando eu me comunico com adulto, na verdade eu estou me comunicando com o mais secreto de mim mesma. Aí é difícil.

[...]

- Se você não pudesse mais escrever, você morreria?

- Eu acho que quando eu não escrevo eu estou morta.

- Esse período...

- É muito duro, esse período entre um trabalho e outro, [mas] é necessário, para haver um esvaziamento da cabeça, para poder nascer alguma outra coisa..., se nascer...É tudo tão incerto.

[...]

- Eu escrevo sem esperança que o que eu escrevo altere alguma coisa.

- Então, porque continuar escrevendo, Clarice?

- E eu sei?... [Clarice ascende um cigarro] Porque no fundo a gente não está querendo alterar as coisas, a gente está querendo é desabrochar, de um modo ou de outro.

[...]

- Fui ler aos 13 anos Hermann Hesse, O Lobo da Estepe, e tomei um choque. Aí comecei a escrever um conto que não acabava nunca mais. Terminei rasgando, jogando fora.

- Isso acontece ainda agora, de você produzir alguma coisa e rasgar?

- [...] eu rasgo sim.

- É produto de reflexão, ou uma emoção...?

- Raiva, um pouco de raiva.

- Com quem?

- Comigo mesma.

- Porque, Clarice?

- Sei lá, estou meio cansada...

- Do quê?

- De mim mesma.

- Mas você não renasce e se renova a cada trabalho novo?

- Bom, agora eu morri. Vamos ver se eu renasço de novo. Por enquanto eu estou morta. Estou falando do meu túmulo.

Clarice Lispector [1925-1977]