terça-feira, 23 de dezembro de 2008

C'est fascinant, mon travail

Tout s’est bien passé à Diamantina. C’est une ville charmante, pleine de tradition, de culture, de passé. Au Seminaire sur l’Économie Mineira j’ai presenté mon article sur les stratégies de marché à Minas au XVIIIe siècle et, après, j’ai su par Eduardo Paiva que ma recherche avait été bien réçue. Les présentations ont été dirigés par Douglas Libby, avec les commentaires de João Fragoso. J’était nerveux. Les regards étaient tous sur moi; je tremblais; j’avais peur. Pourtant, tout s’est bien passé. Le jour suivant, j’ai connu presque toutes les églises, la maison de Chica da Silva et le Musée du Diamant, où j’ai vu les instruments de travail, les armes, les meubles et d’autres objets utilisés par les personnes qui ont vécues au village du Tijuco au XVIIIe siècle. J’ai connu aussi la Bibliothèque Antônio Torres, où j’ai pu feuilleter quelques oeuvres du XVIIIe et XIXe siècles, comme, par exemple, un très ancien traité de medicine et le Cours de philosophie positive d’ Auguste Comte. L’église la plus belle de Diamantina est, sans doute, l’église des carmelites, celle de N. S. do Carmo, dont la construction a été payée par João Fernandes de Oliveira. Elle est très belle. Je ne sais pas comment la décrire, c’est quelque chose de magnifique, pas exubérante, mais fantastique à voir quand même. J’ai aussi visité la maison où l’ancien président JK était passé l’enfance et j’y ai vu les photos, les meubles, les livres et d’autres choses qui lui ont appartenues. Le passé de cette ville et de ses fils m’a complètement séduit. J’adore parcourir les rues anciennes, voir les églises, respirer l’air du passé. Ça alimente dans mon âme le désir de continuer à étudier l’histoire, de questionner les documents à propos de ce qui s’est passé il y a 200, 300 ans. C’est fascinant, mon travail.

Belo Horizonte, le 04 septembre, 2000